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L’Observatoire d'Ateliers d’Art de France a pour vocation de produire des indicateurs réguliers, des états quantitatifs et qualitatifs ainsi que des éclairages prospectifs sur les professions de ce secteur. Unique en France, cet outil est destiné à devenir un référent en matière d’évaluation et d’anticipation des mutations du secteur des métiers d’art. Chaque baromètre est réalisé au travers du panel de l'ensemble des adhérents d’Ateliers d’Art de France.
Après un premier baromètre en 2006 qui dessinait les contours économiques et sociaux des métiers d'art, l'étude de 2008 a révélé les enjeux de la transmission des savoir-faire et de la formation.
Quelques grandes tendances ont éclos dans ce deuxième baromètre. Les artisans d’art considèrent notamment que leurs métiers doivent s’adapter à un contexte économique évolutif. Lucides sur les changements nécessaires de leurs offres, leur approche de leur métier est indissociable d’un marché soumis à des fluctuations constantes. Les artisans d’art qui se lancent ont un parcours de plus en plus abouti et sont davantage préparés aux exigences de leurs métiers que ne l’étaient leurs aînés. Ils ont, pour la plus grande majorité, fait des études et disposent de formations en PAO, DAO ou encore en comptabilité.
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Ils subissent de moins en moins les contraintes de leur profession et sont davantage insérés dans le marché.
Sur l’ensemble de la population interrogée, la culture du résultat et les exigences économiques, les impératifs de rentabilité prennent le pas sur une vision passéiste des métiers d’art. Désormais, les artisans d’art se considèrent majoritairement comme des entrepreneurs et de moins en moins comme des artistes en marge de la société.
La majorité des artisans d’art sont focalisés sur l’innovation. Les jeunes de 20-40 ans souhaitent que les métiers d’art soient qualifiés comme un secteur économique à part entière, capable de s’adapter.
Leur approche est très positive et se distingue de celle des 50-60 ans qui est plus pessimiste.
Il y a, en ce sens, une vraie fracture générationnelle entre une population de jeunes créateurs initiés notamment aux nouvelles technologies et qui ne considèrent pas les mutations comme des dangers mais comme autant d’opportunités et une population d’artisans d’art plus âgée, plus inquiète.
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