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Diego Romero (Urban Spirit, volet n°1) | du 5 avril au 26 mai 2012
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La venue en France de Diego Romero constitue un événement exceptionnel. Son précédent passage en Europe remonte à 2006. Né en 1964 à Berkley, en Californie (Etats-Unis) d’un père indien (Cochiti) et d’une mère américaine, l’œuvre de Diego Romero, souvent plus cynique que comique, s’inspire par sa manière, de la bande-dessinée, du Pop-Art et des vases grecs à figures noires.
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© J.P. Humbert
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Des bandeaux historiés, eux-mêmes ceints de frises décoratives, racontent des épisodes de la vie quotidienne : scènes de rue, rixes, alcoolisme… (pour rappeler que les vases grecs racontaient, eux-aussi en leur temps, la vie quotidienne de leurs contemporains).
Le fond de ces histoires est plus tragique. Il dépeint les fléaux dont sont victimes les Natives en milieu urbain et au cœur d’une société de consommation : chômage, alcoolisme, jeu, sida… Leur identité culturelle, ne peut pas résister à cette tragédie savamment orchestrée et qui les ronge depuis plus de deux mille ans. Tel est le terreau politique dans lequel l’œuvre de Diego Romero s’enracine.
Les Natives revendiquent le droit de se tenir à l’écart de l’économie de marché et l’éthique leur impose de ne produire que si les oeuvres déjà réalisées ont été vendues. Il est, par conséquent, extrêmement difficile de réunir un ensemble de céramiques cohérent et conséquent.
→ Téléchargez le journal de l'exposition de Diego Romero.
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Grace au soutien de Garth Clarck et de Mark Del Vecchio (propriétaires de la Galerie Clarck + Del Vecchio, Santa Fe, Nouveau Mexique, USA), l’exposition Diego Romero à la galerie Collection réunira une vingtaine de céramiques, des dessins originaux et des gravures. En introduction à l'exposition, une conférence de Garth Clarck est donnée à la galerie Collection le mardi 3 avril.
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